Guillaume Tendron

Ta musique est comme le vent du Sahara qui pousse les grains de sable au sommet des dunes du pays des hommes bleus.

Elle est si pure et cristalline qu’elle forme un mirage sonore au milieu du désert.

 Tes notes sont un torrent de larmes telle la pluie salvatrice qui alimente les oueds.

Nappes d’eaux salvatrices autour desquels, l’espace de quelques jours,  l’herbe repousse et les animaux viennent se rafraîchir.

Tes envolées musicales sont comme des méharées. 

Elles  mènent lentement à l’oasis de la pensée humaine. Cités nourricières, des âmes contemplative.

Tes notes guident dans cette immensité sans âges,  les chercheurs d’absolu.  Illuminés, ils espèrent  trouver de fragments de météorites improbables ou la pierre philosophale. En vain, ils ne trouveront que la musique du vent, pierres et poussière, vestiges d’un temps où la contrée était  plus hospitalière. 

Chamane , musicien tu entraîne nos âmes dans des pays sans fin où la vie n’a plus d’importance au moment où l’océan de sable et la voie lactée se rejoignent.

Ton récital fini tu marche au loin sans laisser de traces et disparaît dans le tourbillon d’une bourrasque sans laisser de trace.

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